3 parties indispensables pour un journal de trading qui fonctionne vraiment

Tenir un journal de trading consiste à noter systématiquement chaque opération (entrée, stop loss, objectif) et l’état psychologique du trader pour analyser ses performances. Pour bien le tenir, il faut utiliser:

  • Un simulateur de taille de position
  • Un suivi des positions en cours
  • Un historique des positions clôturées.

Sans lui aucune planification, ni analyse ne peuvent être faites sur son trading. 

La plupart des articles que l’on trouve sur internet se contentent d’utiliser le journal de trading comme une simple liste de positions pour une analyse rapide, mais sans réelle utilité.

Avant de pouvoir clôturer et analyser une position gagnante ou perdante, encore faut-il l’avoir prise dans de bonnes conditions.

Une bonne analyse graphique est un préalable indispensable pour dimensionner et protéger votre future position.

Le journal de trading est le support pour mettre en application votre money management dans son utilisation quotidienne.

Voici la réelle utilité du journal de trading :

  • Déterminer son risque
  • Dimensionner sa position
  • Simuler la prise d’une position
  • Suivre ses positions en cours
  • Posséder un historique détaillé de vos positions
  • Mesurer sa performance

1. Pourquoi utiliser un journal de trading?

Le journal de trading est le reflet de votre implication dans votre trading. Vous devez connaître ce principe que l’on peut appliquer à n’importe quel domaine, et bien entendu à celui du trading,

Votre quête d’apprentissage n’est jamais terminée.

En établissant un suivi régulier, rigoureux, mais attention, simple de vos investissements / trading, vous obtenez des informations primordiales sur votre processus de décision et votre état émotionnel.

 Votre but ?

Traquer sans relâche vos points faibles. Il est primordial que vous pratiquiez l’amélioration continue, être sur une pente ascendante. N’oubliez pas vos points forts, il est toujours bon d’avoir une vision sur eux.

Ne faite pas l’erreur de prendre ce journal simplement pour une aide de débutant. Bien au contraire, un trader/investisseur confirmé l’utilise au quotidien, c’est le socle de sa stratégie de trading et de sa gestion du risque sur les marchés.

1.1 Comment tenir un journal de trading sur Excel?

 La grande question à laquelle on va répondre est : 

Comment mettre en application votre gestion du risque ?

Je vais utiliser un modèle de journal que j’utilise au quotidien. Il sera mon socle pour les explications. Il n’y a pas de modèle meilleur qu’un autre, personnalisez-le selon votre propre utilisation.

Il doit comporter 3 grandes parties:

  • Un simulateur pour dimensionner ses futures positions
  • Les positions en cours
  • Les positions clôturées

Une règle élémentaire est à respecter impérativement:

De la simplicité !

Votre journal de trading doit pouvoir être utilisé par un enfant de 6ième.

En clair, vous devez pouvoir l’utiliser au quotidien avec une facilité déconcertante.

Son but est de tracer vos positions, si vous prenez un temps fou pour réaliser ces opérations basiques, vous ne tiendrez pas ce journal dans la durée. Tout son bénéfice s’évaporera.

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2. Le simulateur de positions

La partie simulation est le cœur de la préparation de vos futures positions. Vous y retrouvez les zones pour:

  • Dimensionner vos futures tailles de position.
  • Définissez la valeur de votre risque acceptable en fonction de la valorisation de votre compte.
  • Calculez le fractionnement de votre position en fonction de votre risque.
  • Construisez vos potentiels pyramidages sur vos positions déjà en cours.

2.1 Votre capital de trading initial

Avant de commencer le calcul du risque que vous prenez, vous devez déterminer les différents montants en fonction de votre capital initial. Ici dans ce modèle  nous avons un capital initial de 10 000€.

Suivant mon utilisation et la méthode que j’enseigne dans mon livre, 3 risques différents sont possibles pour le même capital initial.

Ainsi suivant le contexte de marché, votre risque sur chaque position sera :

  • De 25 si vous désirez risquer 0,25% de votre capital.
  • De 50 si vous désirez risquer 0,5% de votre capital.
  • De 100 si vous désirez risquer 1% de votre capital.

Vous pouvez tout à fait modifier ces valeurs, le raisonnement sera le même.

Si le contexte de marché n’est pas au beau fixe, mettre en place une gestion du risque à 0.25% de votre capital est une sage décision. Vous pouvez ensuite augmenter à 0.5% si votre indice de référence est haussier (il poussera toute la cote avec lui).

Ces valeurs évolueront dans le temps en fonction de la valorisation de votre portefeuille. Si celle-ci par exemple double, la valeur de votre risque doublera également.

N’oubliez pas également de prendre en compte vos frais de courtage pour l’achat et la vente de vos titres. Suivant le montant de vos ordres, ceux-ci peuvent devenir non négligeables en grevant votre performance de plusieurs %.

Les frais appliqués sont ceux de BourseDirect, à mettre à jour en fonction de votre propre courtier.

2.2 Le dimensionnement de votre position

Avant d’utiliser ce simulateur de position, il est impératif de sélectionner un actif où vous connaissez les zones de résistance et de support, pour déterminer ensuite vos niveaux d’intervention et d’invalidation.

Personnellement, j’utilise uniquement une stratégie basée sur les breakouts de résistance. Elle me permet d’obtenir un niveau d’invalidation très proche, grâce à une faible volatilité.

Je le rappelle, vous n’entrez jamais au hasard sur une position. Vous devez toujours connaître le montant que vous serez prêt à perdre si le trade ne prend pas la direction voulue.

Vous obtenez 3 zones.

2.2.1 Les données d’entrée à saisir

Votre journal de trading doit comporter ces 5 paramètres de base. 

  • La quantité
  • Le niveau d’entrée
  • Votre niveau d’invalidation : stop loss
  • Votre 1er objectif graphique

Ils sont la base de votre future gestion du risque et vous avez le contrôle total sur ces valeurs.

Nous avons 3 colonnes distinctes pour renseigner les caractéristiques de notre valeur.

  • « Place»
  • « Mémo »
  • « Libellé »

 Attention pour les 2 premières colonnes il est indispensable de bien respecter les majuscules et les minuscules.

Pour la colonne « Place », c’est une minuscule à mettre. Chaque place de marché sur Euronext a sa lettre.

Voici une capture d’écran du site ABC Bourse où les cours sont récupérés.

Pour la colonne « Mémo » vous entrez cette fois-ci le code mnémonique de la valeur. Par exemple pour Claranova cela est CLA en majuscules, Pharming group -> PHARM…

Prenez bien le code présent sur le site ABC Bourse. La plupart du temps les codes sont identiques sur tous les sites, mais cela m’est arrivé qu’un code soit différent. Celui-ci doit être identique pour que la macro dans le journal fonctionne.

La mise à jour des cours se réalise en cliquant sur le bouton « Mise à jour des cours ».

Les colonnes « Libellé » et « Prix actuel » sont remplies et à jour.

2.2.2 Les données déduites

Ces colonnes se remplissent automatiquement, ne supprimez surtout pas les formules à l’intérieur !

Vous en déduirez ainsi la valeur de votre risque en fonction du nombre du nombre de titres ainsi que de vos différents niveaux rentrés au préalable.

Celui-ci doit être en accord avec la valeur que vous avez dans la zone capital de départ.

Dans l’exemple la valeur calculée de 49,8€ correspond bien au 50€ pour 0,5% du capital.

Vous obtenez également :

  • Le montant brut
  • Le montant des frais pour le passage d’ordre
  • Le montant net (prend en compte les frais de courtage).

La colonne ordre est paramétrée dans le modèle que vous avez pour les frais pris par BourseDirect, mon courtier actuel. 

La formule dans cette colonne sera à modifier en fonction de vos propres frais pour coller à la réalité.

Attention elle apparaît également dans la colonne « frais d’ordre » pour les positions en cours et les positions clôturées.

Le montant réellement utile est le montant net. Le brut est simplement là en guise d’information. Cela permet tout de même de quantifier l’impact de vos frais de courtage.

2.2.3 La performance attendue de votre future position

Mesurer et connaître la performance de votre futur position est fondamental. Cela se fait grâce au niveau du stop loss que vous avez rentré, ainsi qu’au niveau de votre 1er objectif graphique.

Vous connaîtrez ainsi :

  • Le gain que vous obtiendrez
  • La perte que vous occasionnera cette position.

Notez que je ne parle pas de perte subie mais bien de la perte que cela vous occasionnera.

C’est la différence entre réaliser la démarche pour maîtriser sa position et simplement l’espoir que celle-ci montera.

Ces 2 valeurs vous permettront de calculer votre ratio gains/risques.

Choisissez des configurations graphiques ayant un ratio au minimum supérieur à 2. Cela veut dire que pour un risque pris de 1, vous gagnerez 2.

Pour cet exemple, nous sommes ici sur une sortie de position complète mais vous pouvez très bien effectuer une sortie partielle.

Quoi qu’il en soit, garantissez vous que votre future position ait une espérance de gain suffisante pour prendre en compte les aléas d’entrée et de sortie de position.

Suivant la liquidité du titre il peut y avoir une différence entre le niveau que vous avez programmé et celui qui est exécuté, et de même pour la sortie.

Par expérience je vous conseille de vous focaliser sur l’aspect % de votre trade et non uniquement sur la valeur en €.

Pourquoi ?

Toujours dans l’optique de combattre vos biais psychologiques, j’en parle longuement dans mon propre livre numérique, strictement personne n’est à l’abri, croyez-moi !

2.3 Les outils avancés du journal de trading

Abordons maintenant 2 outils qui peuvent s’utiliser en complément, ils ne sont pas obligatoires.

  • Calcul de la neutralisation du risque
  • Calcul du pyramidage d’une position

2.3.1 Calcul de la neutralisation du risque en fonction du nombre de titres à vendre

Cet outil permet de déterminer le nombre d’actions à vendre en fonction de la répartition que vous choisirez lorsque le prix atteindra un certain niveau.

Cette répartition peut être de ½ ou alors de 1/3.

  • ½ signifie que vous souhaitez vendre une 1ère partie de votre position et garder l’autre partie.
  • 1/3 signifie que vous souhaitez vendre seulement 1/3 et garder les 2/3 restants.

Le constat est le suivant : Vous souhaitez vendre une partie de votre position pour neutraliser votre risque pris initialement sur cette position.

Pour cela les 4 lignes du tableau de fractionnement sont liées au 4 premières lignes du simulateur de position, cela permet de récupérer notamment la valeur du risque que l’on déduit ensuite pour la colonne du risque par titre.

Ensuite en fonction de votre niveau d’entrée si l’on souhaite neutraliser notre risque avec un ratio de ½ cela nous donne pour l’exemple 24 titres à vendre quand le prix atteindra le niveau des 18,02€.

Une première partie sera ainsi vendue, et l’autre partie que nous conserverons pourra ainsi continuer d’évoluer sereinement. Même si notre stop venait à être touché notre moins-value serait compensée par la sortie en plus-value de la première partie.

Au final vous sortirez à l’équilibre sans gain certes, mais surtout sans moins-value, puisque le risque a été géré.

C’est l’objectif de cet outil. Le principe est le même avec le ratio 1/3, pour neutraliser votre risque sur 1/3 de la position vous sortez 16 titres à 19,08€. Cela permet de conserver plus de titres que le ratio ½ si le titre continue sa progression.

A noter que les frais d’ordre ne sont pas inclus dans la formule.

2.3.2 Calcul du pyramidage sur une position existante

Cet espace découle d’un besoin que j’ai régulièrement : Celui d’estimer mon nouveau PRU à breakeven lorsque je veux renforcer une position existante. Cette méthode est décrite dans le détail dans mon livre.

J’aime connaître mon nouveau PRU à l’avance, indépendamment de ma gestion du risque pour déterminer le niveau sur lequel celui-ci se trouvera. Il est judicieux de positionner son nouveau PRU juste sous un support.

Pour cela la variable d’ajustement sera la nouvelle quantité à acquérir.

Le tableau intègre la valeur du risque global après le pyramidage. Il est indépendant des autres tableaux.

Celui-ci comporte 4 lignes pour pouvoir le cas échéant faire l’exercice sur 4 valeurs en parallèle. Vous rentrez les informations dans les colonnes « position actuelle » en reprenant les valeurs de quantité et votre PRU actuel que vous avez dans « position ouverte »

Vous ajoutez ensuite:

  • Le nouveau prix que vous visez pour le pyramidage.
  • Le niveau de breakeven que vous ciblez

Enfin dans « Position globale » vous obtenez votre nouveau PRU, votre nouvelle quantité et le risque global pour les 2 positions réunies.

Voici un exemple :

J’ai repris la valeur qui était présente dans le simulateur.

Je souhaite renforcer ma position existante avec un prix de pyramidage sur les 21€. Je veux également un niveau de breakeven global sur les 19€. Ma nouvelle quantité est de 71 titres qui s’additionnent aux 47 titres initiaux.

Attention cela ne prend pas en compte une sortie partielle pour neutraliser le risque, la quantité initiale est toujours à 47.

3. Les positions en cours

Votre ordre a été exécuté totalement. Votre position change de statut puisque vous l’avez effectivement en portefeuille.

Vous retrouvez 3 grandes zones :

  • Les données d’entrée de votre titre
  • Les données déduites
  • Le graphique de répartition avec la valeur de votre portefeuille et le montant des liquidités disponibles.

3.1 Les données d’entrée

Vous avez 5 paramètres obligatoires à rentrer, le 6ième étant celui de l’objectif, il reste facultatif. Celui-ci est lié à celui du « % objectif réalisé », dans la partie « données déduites. Cela vous donne une indication de la progression.

J’ai également rajouté une colonne « frais d’ordres » comme dans la partie simulateur, toujours dans l’idée d’obtenir une vision des frais que l’on nous facture pour chaque position. Ces frais étaient auparavant calculés mais n’étaient pas dissociés.

La philosophie est identique pour rentrer les valeurs dans le tableau avec les minuscules pour la place et les majuscules pour le code Mémo.

Le stop loss initial correspond à celui avec lequel vous avez réalisé votre démarche de simulation dans la première partie. Il correspond donc à la perte que vous vous autorisez en accord avec votre stratégie et l’analyse graphique du titre.

Ici vous retrouverez également un bouton de mise à jour des cours qui est indépendant de la partie simulation.

3.2 Les données déduites

La première donnée que vous en déduirez sera votre prix de revient (PRU). Celui-ci correspond à la frontière entre les plus-values et les moins-values.

Vous retrouverez également le risque en € que vous avez pris ainsi que le % de risque de cette ligne en fonction de la valorisation de votre portefeuille.

La colonne suivante est une donnée déduite fixe qui concerne le montant net de votre achat.

Vient ensuite la répartition dans votre portefeuille. Cette répartition évoluera au gré de la performance de vos différentes lignes c’est-à-dire la valorisation de votre portefeuille.

Ensuite la plus-value à l’instant T exprimée en € et en %. Un conseil concentrez-vous sur la valeur en %, psychologiquement que ce soit à la hausse ou à la baisse, vous contrôlerez vos émotions plus facilement.

Voici un exemple avec 2 lignes remplies dans les positions en cours. Le graphique en camembert vous montre la répartition des 2 titres ainsi que la liquidité encore disponible.

Le risque global exprimé en % et en € est simplement là pour se rappeler la totalité du risque qu’on engage sur notre portefeuille.

Il est toujours utile de maîtriser son risque à l’échelle globale de son portefeuille.

Lorsqu’une position prendra la bonne direction, vous serez amené à remonter votre stop initial. Celui-ci deviendra alors un stop suiveur manuel.

Attention, je parle bien de stop suiveur manuel. Certains courtiers proposent un ordre stop suiveur automatique paramétré généralement sur un certain % du prix de revient.  Ce sont des ordres qui ne respectent pas la volatilité du titre. Vous risquez que votre ordre soit exécuté avant qu’il ne rebondisse sur un support. Pour utiliser des stops basés sur la volatilité, utilisez l’indicateur technique ATR (Average True Range).

Remontez votre stop manuellement et positionnez le uniquement sous des plus bas graphiques.

Lorsque votre niveau de stop suiveur passe au-dessus de votre PRU votre risque pour ce trade est neutralisé. Cette valeur s’affiche dans la colonne % Risque.

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4. Le suivi des positions clôturées

Cette dernière partie concerne uniquement vos positions clôturées, en plus-value ou pas. Je le rappelle une moins-value n’est pas synonyme à tout prix d’échec.

Les données d’entrée

Vos données d’entrée sont celles que vous reprenez de la partie « Positions ouvertes » avec simplement en plus votre prix de vente.

Les données déduites

Les données déduites vous rappellent le montant net de votre achat et également le montant net de la vente.

Cela vous permet de calculer les colonnes ±value en € et en %.Vous retrouvez également une colonne « frais ordre »

La zone commentaire

Vous devez toujours réaliser un petit débriefing rapide de vos positions fraîchement clôturées. Ne vous sanctionnez pas immédiatement si votre trade a été perdant, vous vous doutez bien que c’est tout de même plus subtil que cela.

La grande question à se poser est : Est-ce que j’ai suivi au pied de la lettre mon plan de trading ?

Si vous n’avez pas cédé aux sirènes de l’impulsivité et de l’émotion, une position peut être bonne qu’elle soit gagnante ou perdante.

Considérez une position perdante comme bonne, si votre gestion du risque (c’est-à-dire votre niveau de stop loss et la taille de votre position) était bien calibrée.  Si le prix de l’action n’a pas pris la direction voulue et que votre SL vous a fait sortir immédiatement et automatiquement, c’est une bonne chose. Le mode « espoir » destructeur n’était pas venu jusqu’à vous. Vous avez peut-être une moins-value, mais celle-ci reste maîtrisée et ne détruit pas votre compte de trading.

Il arrive aussi que l’on remonte son stop loss trop vite, dans l’optique de sécuriser sa position au plus vite malgré le fait que celle-ci était bien dimensionnée (je parle en connaissance de cause). Généralement ça ne loupe pas, le prix fait une mèche basse, tape votre SL remonté, et rebondit aussi sec.

Très frustrant, si vous n’aviez pas bougé votre stop initial, vous seriez toujours en position. Vous avez ainsi matérialisé une perte, même très faible. Un trade comme celui-ci n’est pas considéré comme bon malgré la sortie quasi à l’équilibre.

Un dernier point concernant les mauvais trades. Vous pouvez réaliser un trade avec une belle plus-value mais avoir pris un risque inconsidéré pour votre compte de trading.

En clair, c’est bien vous avez gagné de l’argent, mais est-ce vraiment reproductible ou bien simplement un coup de chance pour cette fois ?

Un bon trade est un trade qui respecte votre plan de trading. Celui-ci peut être gangant ou perdant. Le plus important c’est que celui-ci soit maitrisé dans son gain ou sa perte.

Vos analyses doivent rester concises. Quelques mots suffisent.

4.1 Analyse personnelle de son trading

Jusqu’à maintenant nous avons étudié la partie simulateur, puis les positions en cours et enfin les positions clôturées.

Abordons maintenant la 2ième réelle utilité de votre journal de trading :

Analyser votre façon d’investir

Après une analyse personnelle de votre trading, votre journal de trading doit également comporter plusieurs indicateurs.

Ils ont l’avantage d’analyser froidement votre méthode et le risque que vous prenez pour générer vos plus-values en bourse.

  • Le ratio gains / pertes
  • Le Taux de réussite
  • Le Max Drawdown

Ensuite vous avez des indicateurs plus de suivi comme :

  • Le nombre total de positions vendues
  • Le nombre de succès et d’échecs

 

Le ratio gains / pertes :

Le % de profit et pertes global

Le Taux de réussite :

Le % de trades gagnants. A maîtriser correctement.

Le Max Drawdown :

Mesure la perte absolue la plus importante sur votre compte de trading.

Pour tirer le maximum de ces indicateurs, vous devez les analyser ensemble pour associer les avantages de chacun et minimiser leurs faiblesses.

Votre journal comporte également 2 graphiques. Une représentation visuelle est psychologiquement toujours plus impactante que des chiffres (même en rouge).

Le track record :

Un graphique en histogramme avec tous vos trades. L’histogramme monte lorsque vous avez réalisé une plus-value et descend pour une baisse. L’avantage est de pouvoir d’un seul coup d’œil comprendre l’impact de vos pertes ou de vos gains.

La performance historique :

Un graphique avec une courbe reprenant la valorisation de votre portefeuille à intervalle régulier. Ici ce report s’effectue une fois à chaque début de mois dans le tableau à droite. Celui-ci permet d’alimenter la courbe du graphique en données.

Voici un exemple avec 4 positions factices clôturées.

5. Conclusion

Je pense que vous l’avez compris, le journal de trading est pour moi un élément central. Cela n’a pas toujours été le cas. Je peux même vous dire que pendant longtemps j’ai fait sans. Soit avec plusieurs fichiers ou même à mes débuts sans rien, au feeling…

Bon clairement son utilité n’est plus à démontrer.

Dans cet article, j’ai utilisé un exemple de journal de trading qui ressemble fortement au mien. Un journal doit être personnalisé aux besoins de chacun, notamment par rapport à votre aversion au risque et à votre horizon de placement. Un day trader est différent d’un investisseur hebdomadaire.

Néanmoins, la démarche reste la même pour toutes les personnes souhaitant intervenir correctement en bourse.

Son utilité

  • Déterminer son risque
  • Dimensionner sa position
  • Simuler la prise de position d’un trade
  • Suivre ses positions ouvertes
  • Posséder un historique détaillé de vos trades
  • Mesurer sa performance

Gardez toujours un format simple, lisible, aéré, avec des parties clairement identifiées.

Tenir un journal de trading ne doit pas devenir une contrainte.

Le journal est un outil pour s’évaluer et s’auto-analyser. Apprendre de ses échecs.

Il permet de visualiser si vous avez respecté votre stratégie au niveau de l’entrée et de la sortie avec le money management associé.

Il est le socle technique et pratique de votre stratégie de trading.

Le journal de trading est indispensable car il sert de support quotidien pour appliquer son money management.

Contrairement à une simple liste de positions, un journal complet permet de déterminer son risque, dimensionner ses positions avant d’entrer sur le marché, suivre ses performances réelles et identifier objectivement ses biais psychologiques ainsi que ses points faibles.

Pour être efficace et complet, un journal de trading doit obligatoirement être structuré autour de trois grandes sections :

  1. Un simulateur de dimensionnement de position : pour calculer le risque et la taille de la position avant l’achat.

  2. Le suivi des positions en cours : pour gérer le risque global du portefeuille actif à l’instant T.

  3. L’historique des positions clôturées : pour analyser froidement ses gains, ses pertes et son respect du plan de trading.

Le dimensionnement d’une position se calcule en fonction d’un pourcentage fixe de votre capital initial (généralement entre 0,5 % et 2 %).

Avant d’acheter, vous devez définir votre niveau d’entrée et votre niveau d’invalidation (stop loss).

Le simulateur du journal déduit ensuite la quantité exacte de titres à acquérir pour que la perte potentielle correspondre strictement au risque financier toléré.

Le fractionnement de position consiste à vendre une partie de ses titres (généralement 1/2 ou 1/3) lorsqu’un premier objectif de prix est atteint.

Cette méthode permet de neutraliser le risque initial du trade. Même si le marché se retourne ensuite et touche le stop loss, les gains de la première vente compensent la perte de la seconde, permettant de sortir de l’opération à l’équilibre.

Un bon trade est un trade qui respecte à la lettre votre plan de trading et votre gestion du risque, indépendamment de son résultat financier.

Une position perdante est considérée comme un bon trade si votre stop loss a fonctionné correctement et a limité la perte prévue.

À l’inverse, un trade gagnant ayant nécessité un risque inconsidéré et non reproductible est un mauvais trade.

Avant de conclure cet article, j’ai besoin de vous!

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domestici
3 années il y a

Bonjour,
Merci beaucoup pour cette mise à jour. Le fichier est top !
Petit bémol, j’ai un problème sur la partie « mise à jour ». quand je clique dessus rien ne se passe. j’al l’impression qu’il n’y a pas de macro
Auriez-vous une idée du problème ?

speculateur.jpeg
syeli
1 année il y a

Bonjour,
Cet article est excellent, malheureusement il semble impossible de télécharger le fichier Excel.
Serait il possible de le mettre à disposition ?
Le bouton ne fonctionne pas.
Merci beaucoup.

LEVASSEUR
10 mois il y a

Bonjour,
Je vous remercie pour tous ces précieux enseignements.
Pouvez vous me dire ou je peux trouver le journal de trading en téléchargement
Merci

Rudy GDC
2 mois il y a

Excellent article, Sam ! On ne le répétera jamais assez : ce qui ne se mesure pas ne s’améliore pas. Tenir un journal de trading est souvent perçu comme une corvée par les débutants, alors que c’est précisément là que se construit la rentabilité. Personnellement, c’est en notant mes états émotionnels lors de chaque prise de position que j’ai pu identifier mes plus gros biais. Pour ceux qui veulent structurer cette démarche, utiliser un modèle ou un outil comme un journal de trading & backtest de stratégies peut vraiment aider à garder la régularité. Merci pour ce rappel indispensable !