7 erreurs fatales à éviter en bourse. Comment y remédier ?

La bourse attire autant qu’elle repousse c’est indéniable. Pour que cette vision idéalisée transmise par internet ne se transforme pas en cauchemar il est impératif que vous preniez certaines précautions. Pour moi 7 erreurs fatales sont à éviter absolument en bourse.

Tout d’abord je vous pose une question :

Vous viendrais t’il a l’idée d’être au volant d’une voiture filant à toute vitesse sur une route de montagne enneigée sans équipements, un soir d’hiver ? Je ne pense pas.

Pourtant internet est tout fait capable de vous le faire penser, et se tous les jours. Conduire en montagne sur une route enneigée passe au préalable par apprendre à conduire et maitriser son véhicule. Si on tient à sa vie (et/ou à sa voiture) c’est tout de même le minimum.

Sur les marchés financiers le principe est exactement le même, pourtant si le risque est bien présent il est bien plus insidieux. Il véhicule même des promesses folles, exaucer nos rêves, bien aidé par tous les influenceurs sur internet.

Il y a pour moi 7 erreurs fatales à éviter absolument en bourse. Si vous cherchez sur internet vous en trouverez beaucoup d’autres c’est sûr mais j’ai rassemblé dans cet article celles que je pense le plus importantes.

Je suis moi-même passé à mes débuts par ces erreurs et même encore à l’heure actuelle il m’arrive encore de rechuter. Pour connaitre mon histoire, n’hésitez pas à la lire je suis sûr que vous vous reconnaitrez !

Pour débuter ou même reprendre le droit chemin si vous êtes déjà dans l’ornière cet article est écrit pour vous.

Allez, on commence !

Les 7 erreurs fatales à éviter en bourse

1. Investir sans se former

Cela paraît évident écrit comme ça mais cela ne l’est pas du tout. La bourse véhicule du rêve, on brule les étapes en investissant dès le début (avec une main bien trop lourde, mais je reviendrai dessus plus loin) sur le titre qui ne pourra que monter dans les semaines à venir. On imagine déjà notre changement de vie, les nouvelles possibilités qu’elle offre… Du coup le coté formation est complétement oublié et on achète tout ce qui passe.

Évidemment on achète toujours au pire moment. Pourquoi ? Parce que lorsque vous entendrez parler d’une entreprise qui promet une révolution dans son domaine, une rupture, un changement de paradigme…

Pour que le nom de cette entreprise vienne à vos oreilles d’investisseur particulier elle a déjà dû passer par de nombreuses bouches d’influenceurs et d’articles sur internet pour la mettre en lumière jusqu’à vous.

Et là pas de miracle, en réalité, elle a déjà réalisé un beau parcours boursier. Elle peut tout à fait continuer dans sa lancée mais personne ne pourra vous le certifier sachez-le. Cela fonctionne avec tous les types d’actifs, une action ou bien une cryptomonnaie…

Le problème ici c’est le timing, vous risquerez fort de vous retrouver à contre-courant et de subir la décrue.

2. Avoir des positions trop lourdes pour son capital et son cerveau

Cette erreur découle logiquement de la 1ere. Sans méthode nous n’avons aucun moyen de paramétrer le nombre de titres que nous pouvons acheter sans mettre en danger notre capital.

Je le rappelle, notre capital est notre carburant sur les marchés, sans lui l’activité est finie.

Vous pouvez ainsi obtenir une répartition très déséquilibrée, votre capital se retrouve bien trop exposé sur un titre.

Mais le pire c’est qu’il n’y a pas que votre capital qui risque de souffrir c’est surtout votre cerveau qui va surchauffer.

Je vous le dit avec certitude puisque je suis passé par cette étape, vous serez scotché devant votre écran et votre cœur s’emballera devant chaque soubresaut de vos titres, totalement ingérable. En plus les smartphones n’ont pas arrangé le phénomène.

Clairement si vous souhaitez durer sur les marchés financiers vous n’êtes pas sur la bonne approche.

Apprendre à dimensionner ses tailles de positions est indispensable et surtout obligatoire.

3. Moyenner à la baisse

Moyenner à la baisse est une erreur que l’on fait tous, même lorsque l’on devient averti la rechute n’est jamais loin. Cette erreur joue avec nos émotions et nos biais cognitifs.

1er cas de figure, vous achetez vos titres sur un niveau de prix quelconque, cela peut être en pleine euphorie ou bien sur des recommandations, toujours sans aucune méthode.

2ième cas de figure, vous avez quelques notions d’analyse graphique et vous bien vu que votre titre bute sur un certain niveau. Vous le surveillez alors comme le lait sur le feu, puis la cassure se produit enfin ! A ce moment-là vous entrez sur le titre avec une main très lourde, vous chargez la mule.

Notre problème dans ces 2 cas, cette hausse ne dure pas, pire après l’effet de surprise le marché ne veut pas de cette hausse, le titre fait machine arrière brutalement. Sur des smallcaps et des biotechnologies il n’est pas rare de se prendre un -15% dans la journée.

Vous vous êtes simplement pris un faux signal, de toute évidence ce signal est caduc, mais pas pour votre cerveau et vous vivez pleinement la chute jusqu’à ne plus en dormir.

Vos titres subissent la décrue et chutent. Après une perte de par exemple 30% vous accusez tout de même la moins-value sur votre capital. A ce moment-là une idée en apparence géniale mais surtout un biais cognitif puissant prend forme, avec en tête le fameux adage « pas vendu, pas perdu ».

Pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour racheter de nouveau des titres puisque ceux-ci valent désormais 30% moins chers. Cela vous ferait baisser votre prix de revient.

En cas de hausse vous auriez alors plus de titres et profiteriez ainsi à plein de la remonté, top comme idée non ?

Le gros problème ici c’est que cette remonté n’est pas du tout acquise. Sans pratiquer une analyse graphique en déterminant les zones de supports potentielles sous le prix et la puissance du mouvement en cours, celui-ci à toutes les probabilités de son côté pour continuer sa chute.

Le pire arrive maintenant, concernant votre capital la donne a maintenant changé puisque vous avez bien plus de titres en portefeuille.

Cela transformera une perte déjà importante et lourde à porter en une perte monumentale qui vous détruira émotionnellement.

4. Ne pas faire attention aux périodes d’euphorie sur les marchés

Ici nous sommes encore devant une histoire de biais cognitif, cela vous montre bien qu’investir ou spéculer en bourse est une affaire de méthode mais également de psychologie. Cette partie est de loin la plus difficile à maitriser et à conserver dans le temps.

Nous avons tous notre petite histoire sur les raisons de notre venu sur les marchés, une recommandation d’un proche ou d’un ami sur un titre ou un secteur en particulier. Un article ou bien un influenceur particulièrement convaincant, bref les raisons de manquent pas.

Pour mon cas ce fut mon père puis le crack de 2008 qui me fit découvrir le monde la bourse, tout cela je le raconte dans mon histoire.

Notre venu n’est déjà finalement pas anodin. Cet article, cette recommandation… sont présents parce que les marchés sont devenus attractifs aux yeux du plus grand monde. Un marché baissier n’attire personne, pourtant c’est là qu’il mérite de s’y intéresser.

Le marché est clairement en phase d’euphorie, tous les titres ne font que monter, et un grand nombre de personnes sur les réseaux sociaux se vantent de performances délirantes mais possibles en pleine euphorie. Par exemple lors du dernier marché haussier (bullrun) sur les cryptomonnaies, tout le monde était quasi millionnaire en bitcoin (je force à peine le trait).

Le risque évidemment est d’acheter tout et n’importe quoi comme titre. Il est inutile de réaliser une analyse graphique et/ou fondamentale puisque de toute façon cela monte.

Dans ces conditions vous ne serez pas préparé à la fin brutale de cette euphorie qui arrivera toujours d’une façon différente de la précédente, c’est ce que l’on appelle un cigne noir.

Nous avons eu le Covid-19 qui a débarqué de nulle part, l’inflation, la guerre en Ukraine, une faillite de banque, le marché du crédit qui se resserre…

A ce moment-là vous n’aurez aucune capacité de réaction puisque vous n’avez aucune méthode, cela ne s’invente pas.

5. Surcharger son écran

L’avantage de l’analyse technique par rapport à l’analyse fondamentale est d’être plus visuelle, c’est indéniable. La courbe du prix du est affichée sur notre écran. A partir de là nous pourrons interpréter la psychologie à l’œuvre sur le titre.

L’analyse fondamentale nécessite de se plonger dans les bilans des entreprises, de calculer des ratios, de déterminer les besoins en trésorerie, le résultat net… Clairement de prime abord cela parait plus obscure (et franchement pour moi ça l’est).

Il est donc naturel lorsqu’on débute de trouver plus facile de lire un graphique.

Le problème c’est que votre graphique ne restera pas longtemps vierge. En réalisant votre apprentissage vous découvrirez les indicateurs techniques. Cela peut être de simples courbes comme les moyennes mobiles mais aussi des indicateurs composites « boite noire » bien plus complexes affichant une quantité hallucinante d’informations sur votre graphique.

Chaque indicateur peut être utile, là n’est pas la question, simplement vous aurez naturellement tendance à en afficher plusieurs. Chaque indicateur vous permettra de surveiller une donnée particulière de votre prix.

Le problème interviendra rapidement lorsque vous multiplierez ces indicateurs, vous obtiendrez un graphique sapin de noël avec une soupe de courbes indigestes.

Cela partait pourtant d’une bonne intention, votre volonté d’obtenir un maximum de données pour réaliser votre choix de manière structuré et rationnel. En réalité cela se retournera contre vous puisque votre graphique sera illisible avec de fortes chances d’avoir des indicateurs techniques donnant la même information. Finalement votre capacité de décision sera anéantie.

Cette erreur est faite aussi valable pour l’analyse fondamentale puisque vous essayerez probablement tous les ratios financiers qui existe avant de rationaliser et d’optimiser leur fonction, tout comme les indicateurs techniques.

6. Mélanger les approches

Papillonner de stratégies en stratégies est une erreur très répandue mais naturelle lorsqu’on débute.

Il existe une multitude d’approches différentes pour investir ou spéculer sur les marchés financiers. Vous pourrez choisir de devenir un investisseur ou un bien un spéculateur averti, pratiquer les 2 est également possible.

On ne le dira jamais assez, mais être présent en bourse doit découler d’une démarche sérieuse. Il n’est pas question de venir juste pour essayer la nouvelle approche du moment défendu par un influenceur qui promet de révolutionner les marchés financiers et par la même occasion de démultiplier vos gains.

Il existe différentes façons de fructifier son capital avec les marchés financiers.

Tout d’abord on oppose régulièrement l’approche fondamentale et technique. Certains n’utilisent que l’analyse technique et d’autres que l’analyse fondamentale, mais il est tout à fait possible d’utiliser les 2 conjointement.

Ne pas être à l’écoute de soi est également une grave erreur si vous souhaitez durer. Débuter en bourse permet d’apprendre à se connaître. Réaliser cette démarche d’introspection est essentielle.

Nous avons tous nos contraintes de disponibilité parce que oui être actif sur les marchés demande du temps, que nous n’avons pas forcément tous.

Notre âge peut également intervenir dans le sens où un trentenaire sera plus enclin à prendre des risques alors qu’une personne proche de la retraite cherchera à sécuriser un maximum.

Une fois cette phase de découverte réalisée, cela vous permettra de vous spécialiser.

7. Ne pas enregistrer ses opérations

C’est un aspect totalement inconnu mais qui deviendra rapidement nécessaire si vous souhaitez durer sur les marchés.

Ce n’est pas une erreur au début mais cela le deviendra rapidement si vous ne faite rien. Je parle d’enregistrer ses opérations en tenant un journal de trading.

N’oubliez jamais que la bourse est très versatile, un jour vous pourrez connaître le succès mais le lendemain l’échec. Garder sa rationalité dans ces conditions est impossible.

Vous surveillerez les marchés constamment et cela deviendra une source d’angoisse. C’est un peu comme lorsqu’on veut perdre du poids : se peser huit fois par jour est contre-productif.

Le succès, la réussite peuvent vite vous monter à la tête. Lorsqu’on enregistre un joli gain grâce à un investissement ou un trade bien placé, l’envie de s’enrichir encore prendra le dessus, surtout lorsque l’on débute. Un excès de confiance fait perdre le sens des réalités. L’appât du gain a quelque chose d’hypnotique.

Pour garder la tête froide et préparer vos futures positions il vous sera nécessaire d’avoir un fichier où vous enregistrerez vos réussites mais vos échecs. Vous pourrez ainsi les analyser à tête reposée.

Pour moi ce fichier est bien plus qu’un journal, il structure vos actes sur les marchés. Celui-ci doit être simple à manipuler pour que vous soyez constant dans son utilisation.

Comment y remédier ?

Maintenant que nous avons passé en revue les 7 erreurs à éviter en bourse, abordons la partie comment y remédier.

Comme je l’ai dit il est obligatoire avant de se lancer tête baissée de réaliser un petit travail sur soi. Apprenez à vous connaître et à être humble (vous dormirez bien mieux). Il existe mille et une façons d’être présent sur les marchés.

Tout le monde n’est pas trader dans l’âme (je ne le suis pas). Certaines personnes préféreront investir sur du moyen terme parce que cela sera en adéquation avec leur état d’esprit et leur disponibilité, nous avons tous une vie bien remplie à côté. A l’opposé d’autres auront un profil de trader court terme voir intraday.

Nous avons en analyse graphique plusieurs grandes pratiques comme le trendfollowing, le swing trading, le scalping… à vous de définir ce que vous convient le mieux.

Pour cela pas de mystère, vous devrez passer par la case formation, en 1er lisez des livres pour commencer, cela permet de se former à moindre frais pour déjà s’aiguiller sur une approche.

Pour progresser rapidement s’il y a une formation complète que je recommande pour son sérieux et sa profondeur c’est celle d’InvestirZen. Il y décrit la psychologie à acquérir et ce qui faut regarder sur un graphique pour être enfin profitable.

Il propose également 3 stratégies adaptés pour tous les horizons, de l’intraday jusqu’au moyen long terme.

Je suis franc avec vous c’est un lien affilié, rassurez-vous le prix est strictement identique mais je toucherai une petite commission en cas d’achat.

Pour vous remercier je vous offrirai gratuitement mon packs de 2 livres numériques. Ils sont complémentaires dans leur approche avec cette formation. Cette offre est unique.

Envoyez moi simplement un message à l’adresse du site avec votre preuve de paiement et je vous enverrai directement les livres.

Il y a également l’approche fondamentale, on les oppose constamment mais elles sont pour moi en réalité complémentaires. Le fondamental vous dira sur quel titre porter votre attention, l’analyse graphique vous définira à quel moment vous devrez prendre position.

Cela est d’autant plus vrai que vos unités d’intervention seront longues. Un scalpeur ou un trader court terme se fichera totalement du fondamental d’un titre, alors qu’un investisseur moyen long terme cela deviendra une obligation pour lui d’étudier l’entreprise au préalable.

Ensuite n’affichez plus vos graphiques sous forme de courbe mais optez pour la représentation du prix en chandelier japonais. Elle permet d’obtenir bien plus d’informations.

Surtout tendez toujours vers la simplicité. Il est normal au début d’étudier, de tester des indicateurs techniques pour voir lequel vous convient le mieux. Mais ensuite il est obligatoire de rationaliser leur utilisation sur vos graphiques.

Enfin dernier élément important il est obligatoire de mettre en place une gestion du risque et le journal de trading vous permettra de la mettre concrètement en place.

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9 mois il y a

Un article de qualité savoureux à lire comme à l’accoutumé. Merci Benjamin.😉.